Traiter et Protéger le bois
Pas de poisons dans votre maison.
Une gamme de produits contre les insectes xylophages.
En curatif et préventif pyréthrinoïdes peu toxiques ou solutions naturelles (EcoBore, Patine de l'Indien)
De l'arbre ...
Le bois est sans doute le matériau de construction le plus répandu dans le monde. A toutes ses qualités bien connues, il ajoute celle d'être le matériau écologique par excellence, indéfiniment renouvelable et complètement recyclable grâce justement à ces insectes, bactéries et champignons dont nous ne voulons pas dans nos charpentes. Le bois est donc périssable et il faut absolument le traiter ? Pas forcément. La durabilité naturelle des bois est très variable en fonction des essences, des conditions de croissance, de la période de coupe, de la présence d'aubier etc...
... à la maison
C'est au moment de construire qu'il faut bien s'informer et choisir les matériaux qui demanderont le moins de traitement car en fin de compte, en construction comme en médecine, le meilleur traitement est celui qu'on n'a pas à faire ! Bien entendu, il n'en est pas de même dans la rénovation.
Comprendre le bois
Nous savons tous que les bois actuellement vendus, et ce depuis quelques dizaines d’années, sont plus qu’autrefois sujets aux attaques des xylophages parce qu’ils sont séchés trop vite ou coupés trop jeunes, ou encore en période de montée de sève.
D’autre part nos modes de vie, le chauffage central en particulier, offrent des conditions très favorables à leur développement.
Les capricornes, vrillettes et termites ont donc de beaux jours devant eux, ainsi que les démarcheurs qui viennent visiter d’office votre maison et vous annoncent généralement l’écroulement imminent de votre charpente si vous ne traitez pas d’urgence.
Lorsqu’un arbre pousse, il forme chaque année une nouvelle couche de bois autour de son tronc. Ce bois jeune assure l’acheminement de la sève et des éléments nutritifs : c’est l’aubier.
Chaque année, les cernes les plus anciens se transforment en bois parfait (bois de coeur), entraînant parfois un changement de la couleur du bois. On parle alors de bois parfait duraminisé ou duramen qui se distingue visuellement de l’aubier.
C’est le cas d’essences comme : Châtaignier, Chêne, Orme, Robinier pour les feuillus; Douglas, Mélèze, Pins, Red Cedar pour les résineux, ainsi que beaucoup d’essences tropicales.
Chez d’autres essences, l’aubier et le bois parfait ne se distinguent pas par la couleur.
C’est le cas du Bouleau, Charme, Frêne, Hêtre, Peuplier pour les feuillus; Épicéa, Sapin pour les résineux, et les bois tropicaux blancs ou clairs.
Une fois l’arbre abattu, ces deux zones de bois vont se comporter différemment :
L’aubier contient encore de la sève et des matières nutritives (sucres, amidon) favorisant le développement des insectes et champignons. Il sera donc facilement dégradé.
Par contre, les aubiers différenciés sont en général très perméables. Leur caractère périssable est donc compensé par la possibilité de les imprégner avec des produits protecteurs.
Le bois parfait duraminisé ne contient plus de substances de réserve mais renferme des antiseptiques naturels (tanins, résines). Il est donc plus résistant vis-à-vis des agressions biologiques mais aussi peu ou pas imprégnable et donc difficile à traiter.
En revanche le bois parfait non duraminisé (non distinct de l’aubier) ne contient pas ces constituants antiseptiques et donc est peu résistant.
En conclusion de ce très bref panorama, plus le bois est riche en aubier et plus il y a d’humidité dans la construction, plus le risque d’insectes xylophages est élevé.
Les agents de dégradation :
Les Insectes
Parmi les nombreux xylophages on distingue :
♦ Les insectes de bois frais, qui attaquent les arbres dépérissants, les grumes fraîchement abattues. Ils peuvent se retrouver dans le bois d’oeuvre encore humide et y finir leur cycle mais n’y repondront pas. Le risque est donc limité.
♦ Les insectes de bois secs qui se développent dans des bois dont l’humidité se situe entre 7 et 18%.
Les plus courants sont la petite et grande vrillette (tous bois), le capricorne (résineux) et le lyctus (feuillus).
Ce sont les larves de ces coléoptères qui se nourissent de bois. L’insecte adulte ne vit que le temps de se reproduire et ne cause aucun dégât. La femelle pond à la surface ou dans les fentes du bois où la larve va vivre pendant plusieurs années, croissant par mues successives. Quand elle est mature, elle se transforme en nymphe, tout près de la surface, et c’est l’orifice de sortie lors de l’éclosion qui indique sa présence, après les bruits divers et petits tas de sciure qui ont pu vous alerter auparavant. L’adulte va chercher à s’accoupler, le plus souvent à l’endroit même où il est né; il peut aussi sortir dehors si les conditions le permettent. Les trous dans le bois peuvent donc être relativement peu nombreux, petits et ronds pour vrillettes et lyctus, ovales (comme un noyau d’olive niçoise) pour le capricorne, mais sous la surface, les galeries sont parfois très importantes. De plus, tous ces insectes peuvent cohabiter dans la meilleure entente.
Comment traiter
Vous allez retaper une vieille ferme ou une maison que vous venez d’acheter.
Comment évaluer l’état de votre charpente et la traiter ?
examen de la situation
quand traiter ?
procéder au traitement
précautions d'emploi
Examen de la situation
Tout d’abord examinez la situation. Un bon nettoyage vous permettra d’y voir plus clair. Pensez à vous protéger de la poussière avec un masque adéquat.
Essayez de reconnaître l’essence des bois, qui peuvent être très diverses (chêne, châtaignier, peuplier, résineux).
Sondez les pièces de bois qui vous paraissent attaquées à l’aide d’un gros tournevis, surtout aux encastrements dans les murs et là où il y a des traces d’humidité. De la sciure sur les planchers indique une activité récente.
Ne vous fiez pas aux apparences : une poutre en chêne p. ex. peut avoir l’aubier entièrement rongé de vrillettes, mais essayez d’y planter un clou et vous serez rassuré quant à sa solidité! Par contre, un chevron en sapin où n’apparaissent que quelques trous de capricorne devra peut-être être doublé ou changé .
N’oubliez pas les planchers, les escaliers, les huisseries (porte d’entrée des termites) : c’est parfois la peinture, intacte, qui retient l’ensemble...
Si votre inspection a lieu au début de l’été, vous verrez peut-être des insectes adultes : en effet, capricornes et vrillettes après 4 à 5 ans (ou plus) passés à grignoter, vont se transformer en insecte mature et penser à sortir pour s’accoupler et se reproduire.
Quand traiter ?
On peut traiter toute l’année, sauf pendant les périodes extrêmes, très froides ou très chaudes. Prévoir simplement une bonne ventilation pendant la durée du traitement, que vous pouvez faire vous-même, si vous aimez bricoler, ou faire faire par un artisan de votre choix.
Procéder au traitement
Le bûchage
Enlever les parties abîmées est une opération fastidieuse mais nécessaire. Il est en effet inutile de mettre du produit dans du bois vermoulu et spongieux. Cela permet ainsi de bien contrôler l’état des poutres.
Dans tous les cas, après un bon dépoussiérage, il faut faire une pulvérisation générale (ou un badigeon au pinceau) de toutes les surfaces de bois.
Pour les pièces de section supérieure à 80 cm et selon l’essence du bois, il faut procéder à des injections afin d’inoculer le produit en profondeur. On perce donc des trous de ø correspondant à celui des injecteurs (9,5 mm) tous les 25 cm environ et ce jusqu’aux 3/4 d’épaisseur du bois. Selon la hauteur de la poutre, on fera 1 ou 2 rangées de trous en quinconce afin de bien couvrir tout le volume.
Après avoir enfoncé les injecteurs avec un petit marteau en les posant bien droits, on injecte avec l’embout spécial EcoMaison qui s’adapte sur la lance à la place de la buse à pulvériser.
Aux encastrements, partie en contact avec l’humidité des murs, faire des trous en couronne : 3 à 6 selon l’épaisseur des bois.
Les planchers se traitent par pulvérisation-badigeon sur toutes les parties accessibles dessus et dessous. Parfois on traite à travers le plancher les solives inacessibles.
Les chevrons sont en général traités en surface seulement, sauf cas particuliers.
Précautions d’emploi
Une bonne protection individuelle est indispensable - et trop négligée- dès que l’on travaille dans l’atmosphère confinée d’un grenier. Les poussières de bois sont allergisantes et parfois toxiques par elles-mêmes, sans parler des laines minérales souvent présentes.
Il vous faut :
- Un bon masque à poussière (P2) étanche (les petits masques de bricolage sont insuffisants), pour le dépoussiérage et bûchage.
- Une combinaison jetable est pratique, ainsi que gants et lunettes.
- Un masque à peinture (P2) pour le traitement lui-même.
Bien que nos produits soit peu toxiques, il est toujours préférable de ne pas les respirer.
Même les solvants à base d’agrumes sont légèrement irritants et certaines personnes y sont sensibles, les asthmatiques en particulier. Pour ceux-ci, un masque est conseillé.
- Ne pas manger, ni fumer dans le lieu de travail.
- Protéger les installations électriques. Ventiler le plus possible.