Isolation écologique
Avec des matériaux respectant la santé et l'environnement à combiner pour une parfaite isolation thermique et phonique (facultatif), nous vous proposons des isolants naturels durables, écologiques et recyclables.
Les isolants vivants sont : le liège, le lin, le chanvre, la laine de mouton, le bois feutré.
Isolation naturelle et santé
La récente affaire de l’amiante dont la nocivité est enfin reconnue après plus de 20 années de laisser-faire par les pouvoirs publics, laisse présager de futures "affaires" de laines minérales dont la pose mettra encore quelques professionnels en arrêt de maladie. Il faut donc prendre très au sérieux l’isolation de nos logements, où nous passons au moins un tiers de notre vie.
Nous le savons, l’intérieur des maisons est aujourd’hui plus pollué que la rue. 30% de nos enfants souffrent de maladies respiratoires qui deviennent de plus en plus chroniques.
Et pourtant, les solutions existent et si nous prenons conscience qu’il vaut mieux payer un peu plus cher aujourd’hui pour rester en bonne santé demain, le tout dans un meilleur confort, les quelques pages qui suivent ne vous seront pas inutiles à lire.
Les isolants naturels ont été utilisés de tous temps. Les matériaux synthétiques, bien meilleur marché, les ont fait quasiment disparaître de la construction, mais aujourd’hui, on connaît leurs nuisances : pollution à la fabrication (CFC), rémanence dans l’environnement, toxicité des émanations en temps normal et des fumées en cas d’incendie (polyuréthane, polystyrène), danger des fibres minérales (amiante, laines de verre et de roche)...
L’éco-construction dispose de nombreuses alternatives : liège, laines de lin, de chanvre, de mouton, paille, billes d’argile ou de roches volcaniques, ouate de cellulose ou de bois etc...
Nous proposons les produits les plus utilisés en isolation courante (toiture, planchers, murs) agréables et faciles à poser. Leurs qualités thermiques sont équivalentes à celles des laines minérales.
Il est vrai qu’à l’intérieur de la maison, d’autres polluants ne font qu’accentuer notre mal vivre. La nourriture et surtout la qualité de l’eau que nous buvons, l’air que nous respirons, la trop grande étanchéité des maisons modernes, les peintures, les colles... Tout cela fait aussi partie de nos préoccupations.
De l'isolation en général...
Obtenir une température constante et douce, hiver comme été; faire en sorte que les notes de chauffage soient le moins élevées possibles, tels sont les deux critères qui vont sans doute guider votre choix.
Il manque encore une donnée, certainement la plus importante, qui est de rester en bonne santé. Encore un effort et on peut aussi se préoccuper de la santé de notre planète.
Ce préalable étant posé, nous y rajouterons quelques remarques supplémentaires.
La qualité de l'isolation est fondamentale pour le confort et la santé de la maison et de ses habitants. C'est donc un point à traiter en priorité, car elle est là pour longtemps et on peut difficilement la modifier après coup.
C'est également un investissement rentable puisqu'il influe directement sur nos dépenses d'énergie.
Qu'est-ce qu'isoler une maison ?
La question paraît simple : il s'agit, l'hiver, d'empêcher le froid de rentrer et la chaleur de sortir (ce qu'elle a tendance à faire naturellement), et l'été l'inverse.
En réalité, la chose est beaucoup plus complexe. Une réponse précise devrait prendre en compte les notions de convection, conduction, rayonnement et autre évaporation, et rentrer dans le labyrinthe des coefficients et de leurs formules de calcul du genre :
E = 0,024/R (K0 - K1) x S x Dj en KWh (formule simplifiée... )
Les spécialistes s'y retrouveront, mais chacun a pu expérimenter qu’à température égale de l'air, on peut se sentir bien dans une pièce ou y avoir toujours froid (selon que les murs y sont chauds ou froids). On peut comprendre également que les murs d'une maison isolée de l'extérieur, restituant lentement la chaleur accumulée, offrent un plus grand confort thermique que ceux d’une maison isolée de l’intérieur, plus vite chauffée mais aussi plus vite refroidie.
Qu'est-ce-qu'un matériau isolant ?
On peut les classer en deux grands types :
- l'isolant traditionnel : laines de tout poil, naturelles ou synthétiques, qui en fait emprisonnent la chaleur ou le froid et retardent ainsi leur transmission d'un milieu à un autre. Ils sont en général de forte épaisseur car plus on en met, meilleure est l'isolation.
les synthétiques :
- laines minérales (de verre, de roche), polystyrènes, polyuréthanes etc. Ces produits, outre leurs conditions de fabrication, présentent l'inconvénient de se dégrader avec le temps et des risques pour la santé et l'environnement: fibres microscopiques, émanations nocives, efficacité réduite dans le temps, toxicité en cas d'incendie. De plus ils sont peu ou pas bio-dégradables.
les naturels :
- laines de chanvre, de lin, de mouton, liège, ouate de cellulose, bois feutrés etc.
Ils sont stables, biodégradables, inoffensifs en cas d'incendie, agréables et faciles à poser, renouvelables et bio-dégradables.
... et des isolants en particulier
Vous trouverez dans notre site différents types d’isolants dont la caractéristique commune est d'être dépourvu de nocivité. Bien qu'ils ne bénéficient pas tous, en France, des homologations, DTU et autres "diplômes" exigés par la profession, leurs qualités et performances sont connues de longue date chez nos voisins du Nord.
Comment choisir ?
Mises à part les contraintes de coût ou de mise en oeuvre, le choix d'un matériau reste très personnel. Si certains ne jurent que par le lin, symbole de noblesse et d'élégance, pour d'autres la rusticité paysanne du chanvre est la séduction même . La laine, évoquant confort et douceur pour tous, gênera certains de par sa provenance animale et son traitement chimique. Seul le liège semble faire l'unanimité; sans doute (grâce aux bonnes bouteilles), nous est-il plus familier.
Dans tous les cas, il vaut mieux suivre son penchant; nous avons avec les matériaux des affinités qu'il est préférable, dans la mesure du possible, de respecter.
Quelques bases :
Le coefficient de conductivité thermique, dit "lambda", représente la capacité d'une matière homogène à laisser passer la chaleur. Plus il est faible, plus le matériau est isolant.
Exemples : Verre : 1,15 - Plâtre : 0,46 à 0,70 - Bois : 0,12 à 0,29 - Liège, laines minérales et laines naturelles : 0,038 à 0,040. Polystyrène expansé : 0,036 - Mousse de polyuréthane : 0,023
L'air immobile est un excellent isolant thermique.
Vous entendrez aussi votre architecte ou votre artisan parler de coefficient R (résistivité thermique). Sa formule simple permet de calculer l'épaisseur voulue d'isolant.
R = e / lamda (R de 4 = 0,1 m / 0,04)
e = R x lambda (0,1 m x 0,04 = R de 4 )
Les matériaux d'isolation ont des comportements au feu très variables. Le classement officiel en France (de M0 à M5) date de 1973 et ne tient compte que de l'inflammabilité et pas des fumées, souvent très toxiques.
La mise en oeuvre, les traitements, les matériaux avoisinants influent aussi sur la tenue au feu de l'isolant.
Isolation phonique
On ne peut pas toujours habiter à la campagne (et encore, loin des coqs, chiens et clochers), ni séparer dans l'espace l'apprentie Castafiore de l'adepte de la méditation Zen.
Il nous faut donc isoler nos maisons du bruit et c'est beaucoup plus difficile que pour la chaleur et le froid.
Le son se transmet sous forme d'ondes de fréquences variées, qui traversent l'air et les matériaux et se réfléchissent sur les parois.
L'isolation acoustique
Elle a pour but de limiter la transmission des bruits d'un lieu à un autre.
On distingue:
- Les bruits aériens (émis directement dans l'air) : parole, musique, trafic routier ou aérien...
- Les bruits d'impact : chocs, marche, chutes d'objets...Ils se propagent par les structures.
- Les bruits d'équipement: ventilation, transformateurs, machines (associant parfois bruits aériens et vibrations).
La correction acoustique
Elle assure la qualité sonore à l'intérieur d'une pièce.
Son but est de maîtriser la propagation du son et sa réverbération sur les parois (phénomène d'écho). Les meubles et tissus y suffisent généralement.
Dans les locaux à usage particulier : musique par exemple, une étude spécifique, relevant d'un professionnel, est recommandée.
Échelle des bruits
On définit un bruit par son niveau sonore exprimé en décibels (dB).
L'oreille humaine a cependant une sensibilité différente selon la fréquence : aiguë, médium ou grave, indépendamment du niveau sonore proprement dit . Le décibel dB(A) tient compte de ces différences et c'est donc la mesure utilisée en isolation acoustique. Les sons graves sont les plus difficiles à atténuer; chacun en a fait l'expérience avec les batteries de la "techno" si chère à nos enfants.
Le "seuil de douleur" est de 130 dB